Les guildes

Dans un monde où l’on paie avec ses propres dents et où chaque journée arrachée à la mort se négocie, rares sont les institutions qui survivent au temps. Les guildes en font partie. Ce ne sont ni des États, ni des armées, ni des familles : ce sont des réseaux. Des gens qui exercent le même genre de besogne ont fini par comprendre qu’on tient plus longtemps à plusieurs que seul, et qu’un nom qui inspire le respect vaut parfois mieux qu’une lame bien aiguisée.

Chaque grande ville abrite une antenne des principales guildes. L’enseigne change, le bâtiment aussi, une arrière-salle de taverne ici, une forge fortifiée là, une tente de caravane plus loin, mais la fonction reste la même partout. C’est là que l’on vient quand on cherche du travail, quand on a besoin d’un service que l’on ne sait pas rendre soi-même, ou quand on veut écouler ce qu’on a trouvé sans poser de questions. Pour un voyageur qui débarque dans une cité inconnue, la guilde est la première porte à laquelle frapper.

Le fonctionnement est simple. On apporte un contrat ou on en prend un. La guilde sert d’intermédiaire, garantit le paiement, en dents, le plus souvent, et prélève sa part au passage. En échange, elle protège ses membres, transmet l’information de ville en ville et fait peser sa réputation sur ceux qui voudraient escroquer l’un des siens.

Car dans les guildes, tout repose sur la réputation. Personne ne demande de diplôme ; on demande ce que vous avez déjà fait, et à qui. Un nom respecté ouvre les portes, fait grimper les tarifs et délie les langues. Un nom sali se paie cher, parfois de sa peau. On entre dans une guilde par le travail, on y monte par les actes, et on en sort rarement vivant si on la trahit.

Voici les guildes que l’on retrouve partout sur les terres dévastées.


Table of contents


This site uses Just the Docs, a documentation theme for Jekyll.